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Que faire lors d'une crise d'acouphènes ? Comprendre, apaiser, reprendre le contrôle

Ce moment où "le bruit monte"

Si vous lisez cet article, il est possible que vous connaissiez cette sensation :

Le bruit semble monter d'un cran. Il devient plus aigu. Plus envahissant. Plus inquiétant.

Et immédiatement, une pensée surgit :

"Ça y est... mon acouphène s'aggrave."

En consultation, c'est une peur qu'on me remonte frequemment . Et je vais vous rassurer tout de suite : dans l'immense majorité des cas, une crise d'acouphènes ne correspond pas à une dégradation irréversible de l'oreille.

Elle correspond souvent à une réaction neurophysiologique transitoire.

Comprendre ce mécanisme change déjà la donne.

Je vous explique :


Ce qui se passe réellement dans le cerveau pendant une crise d'acouphènes


Les acouphènes sont liés à une hyperactivité des circuits auditifs centraux.

Une revue publiée dans The Lancet décrit les acouphènes comme un phénomène de plasticité cérébrale impliquant l'hyperexcitabilité neuronale. ( https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31563344/)

Lors d'une crise, plusieurs phénomènes peuvent se cumuler :


Une activation du système sympathique

Le système nerveux entre en mode "alerte" :

  • augmentation du cortisol

  • accélération cardiaque

  • tension musculaire

  • hyperfocalisation attentionnelle

Le cerveau considère alors le bruit comme une menace.

Le système limbique (centre des emotions) amplifie la perception sonore.

Une étude dans Frontiers in Neurology montre ce lien étroit entre détresse émotionnelle et sévérité des acouphènes ( https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30042749/)


Une hyperexcitabilité neuronale expliquerait la crise d'acouphènes

Un déséquilibre entre glutamate (excitateur/l'accélerateur) et GABA (inhibiteur/le frein) peut aussi majorer l'intensité perçue. Des travaux suggèrent l'implication du système GABAergique dans les acouphènes (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25460382/)

Autrement dit : "La crise n'est pas "le bruit qui explose". C'est le cerveau qui augmente temporairement le volume de perception.

Les déclencheurs fréquents (que je retrouve en cabinet)

Avec l'expérience, certains déclencheurs reviennent très souvent :

  • manque de sommeil

  • pic de stress émotionnel

  • conflits professionnels ou familiaux

  • surcharge mentale

  • excès de caféine

  • hypoglycémie

  • tension au niveau des cervicales


Je pense à un homme, venu après une période de restructuration dans son entreprise.

Ses crises survenaient systématiquement après des journées de réunion sous tension.

Le bruit ne venait pas de l'oreille.

Il venait de l'état d'alerte interne.


Que faire immédiatement pendant la crise ?


Ici, l'objectif est simple : désactiver le mode alerte.


1. Respirer lentement (mais vraiment lentement)

6 respirations par minute : Inspiration 4 secondes, expiration 6 secondes.

L'expiration longue stimule le nerf vague, ce qui favorise la bascule vers le système parasympathique (le frein de notre systeme nerveux)

5 minutes peuvent suffire à diminuer l'emballement.


2. Relâcher la mâchoire et les cervicales

Beaucoup de patients contractent inconsciemment la mâchoire.

Essayez ceci :

  • langue posée derrière les incisives supérieures

  • épaules lourdes

  • nuque détendue

Le relâchement musculaire diminue la boucle tension-bruit.


3. Ne pas lutter contre le bruit

C'est contre-intuitif.

Mais plus on cherche à "faire taire", plus le cerveau interprète le bruit comme un danger.

Le message intérieur pourrait être :

"C'est inconfortable, mais ce n'est pas dangereux."

C'est tout le travail que nous faisons en sophrologie spécifique acouphènes


4. Introduire un son neutre

Bruit blanc doux, pluie, ventilation légère.

L'objectif n'est pas de masquer à 100 %, mais de réduire le contraste, le temps de la crise pour pouvoir recuperer nerveusement


Après la crise : comprendre pour prévenir


Une crise est un signal, pas juste un symptome désagréable

Elle nous informe que :

  • le système nerveux est surchargé

  • le terrain inflammatoire est peut-être actif

  • le sommeil est fragilisé


En accompagnement chaque cas est différent, et nous pouvons avancer sur les sujets suivants en naturopathie en soutien de la sophrologie :


✔︎ la stabilisation de la glycémique

✔︎ le soutien du microbiote

✔︎ la réduction de l'inflammation de bas grade

✔︎ la récupération nerveuse

✔︎ la désactivation progressive de l'hypervigilance


L'objectif n'est pas seulement de gérer la crise. C'est d'en réduire la fréquence et l'intensité.


Vous vivez des crises d'acouphènes régulières ?


Vous n'êtes pas fragile.

Votre système nerveux est probablement saturé.


Je suis naturopathe et sophrologue, spécialisée sur les acouphènes, référente du Pole Sophrologie et Acouphènes sur le bassin d'Arcachon


Je vous recois :


  • Au cabinet à La Teste-de-Buch (33)

  • A domicile sur le bassin d'Arcachon (me consulter)

  • ou en visio où que vous soyez


Un appel découverte gratuit permet d'analyser votre situation et de vérifier que ce que je propose vous convient. Réservez en cliquant ici


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