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Peut on prendre l’avion quand on souffre d’acouphènes ?


Mes conseils pour voyager sereinement malgré les troubles auditifs (acouphènes et hyperacousie)


Prendre l’avion est souvent synonyme de vacances, de changement d’air et de détente. Pourtant, pour de nombreuses personnes souffrant d’acouphènes ou d’hyperacousie, l’idée même d’un vol peut générer une appréhension importante.


Pression dans les oreilles, sensations de bouchon, aggravation des sifflements… Beaucoup de voyageurs décrivent des symptômes variables avant, pendant ou après un vol.

Mais faut-il pour autant éviter l’avion lorsqu’on souffre d’acouphènes ?

La réponse est non : dans la grande majorité des cas, prendre l’avion est possible, à condition de comprendre ce qu’il se passe dans l’oreille et d’adopter quelques stratégies simples et efficaces.


Comprendre ce qui se passe dans l’oreille en avion


La physiologie de la pression

Lors d’un vol, notamment au décollage et à l’atterrissage, la pression atmosphérique change rapidement. L’oreille moyenne doit alors s’adapter grâce à un petit canal : la trompe d’Eustache. Cette trompe permet d’équilibrer la pression entre :

  • l’extérieur (cabine de l’avion)

  • et l’intérieur de l’oreille moyenne


Quand cet équilibre ne se fait pas correctement, on peut ressentir :

  • oreille bouchée

  • sensation de pression

  • douleur

  • audition modifiée

  • parfois accentuation des acouphènes


Pourquoi les acouphènes peuvent sembler plus forts ?

Les acouphènes ne sont pas directement causés par l’avion, mais plusieurs facteurs peuvent les rendre plus perceptibles :


Le stress anticipatoire

L’anxiété augmente l’activité du système nerveux autonome, ce qui peut amplifier la perception des sons internes.


La fatigue

Le manque de sommeil ou le rythme du voyage augmente la sensibilité sensorielle.


L’environnement sonore

Le bruit constant de la cabine (70–85 dB) peut perturber le système auditif.


L’attention portée aux symptômes

Dans un environnement inhabituel, le cerveau filtre différemment les informations sensorielles.


Ce que dit la recherche scientifique

Plusieurs travaux en neurosciences auditives montrent que les acouphènes ne sont pas uniquement un problème de l’oreille, mais aussi de traitement central.


Langguth et al., 2013 (Journal of Neuroscience) : Les acouphènes impliquent une hyperactivité des réseaux neuronaux auditifs et limbique (émotionnel)


Eggermont & Roberts, 2015 : Le cerveau compense une baisse de stimulation auditive par une amplification interne du signal.


Cima et al., 2019 (The Lancet) : Les approches les plus efficaces associent prise en charge cognitive, émotionnelle et corporelle.


Cela explique pourquoi un contexte comme l’avion peut moduler la perception sans aggraver la pathologie elle-même.


Conseils pratiques pour prendre l’avion sereinement


Avant le vol

  • Dormir suffisamment les 48h avant le départ

  • Éviter café et excitants excessifs

  • Faire des exercices de respiration ou réecouter une séance de sophrologie spécifique acouphènes

  • Prévoir des bouchons d’oreille adaptés (filtrants, non isolants complets)

  • Anticiper le stress du voyage


La sophrologie peut ici jouer un rôle clé pour réduire l’activation du système nerveux.


Pendant le décollage et l’atterrissage

Ce sont les moments les plus sensibles.

Techniques utiles :

  • respiration lente et abdominale

  • bâillements volontaires

  • déglutition régulière

  • chewing-gum


Pendant le vol

  • éviter de rester en hypervigilance auditive, occupez-vous !

  • écouter une musique douce ou des sons neutres

  • pratiquer la cohérente cardiaque

  • relâcher la mâchoire et les épaules

  • hydratez- vous et évitez de consommer trop de sucre raffiné


Après le vol

  • hydratation importante

  • repos auditif relatif (sans surprotection excessive)

  • observation des symptômes sans focalisation anxieuse


Les erreurs fréquentes

Certaines attitudes peuvent paradoxalement augmenter la gêne :

  • porter des bouchons isolants en permanence (hyper-sensibilisation possible)

  • anticiper négativement le vol plusieurs jours avant est le meilleur moyen de faire l'hypervigilence

  • surveiller en continu ses acouphènes

  • éviter totalement les voyages par peur


Pourquoi un accompagnement spécifique acouphènes peut vous aider

Les acouphènes sont souvent liés à une interaction entre :

  • système auditif

  • système nerveux

  • stress

  • mémoire émotionnelle

Une approche globale permet de mieux vivre ces situations.


En tant que naturopathe, sophrologue spécialisée dans l’accompagnement des acouphènes, de l’hyperacousie et des troubles auditifs, et référente du Pôle Sophrologie et Acouphènes, j’accompagne régulièrement des personnes qui vivent ces difficultés avant ou après un voyage.


L’objectif n’est pas de “faire disparaître le symptôme”, mais de :

  • diminuer la charge émotionnelle

  • réduire l’hypervigilance auditive

  • améliorer la tolérance au bruit

  • retrouver de la sérénité dans les situations du quotidien, y compris les voyages


Consultations sur le Bassin d’Arcachon (La Teste-de-Buch) et en téléconsultation partout en France.


Prendre rendez-vous

Si vous appréhendez un voyage en avion ou si vos acouphènes se sont accentués dans ce contexte, un accompagnement personnalisé peut vous aider à mieux comprendre vos réactions et à les apaiser.


Vous pouvez prendre rendez-vous pour un accompagnement de sophrologie spécialisée ou un accompagnement global en naturopathie et sophrologie spécifique .


FAQ – Acouphènes et avion


Les acouphènes peuvent-ils augmenter après un vol ?

Oui, temporairement. Cela est souvent lié à la fatigue, au stress ou à la perception accrue du système auditif.


L’avion peut-il aggraver définitivement les acouphènes ?

Non, dans la majorité des cas. Le vol peut modifier temporairement la perception mais ne crée pas d’aggravation structurelle.


Pourquoi les acouphènes semblent-ils plus forts en avion ?

Le bruit ambiant, la pression et le stress augmentent la focalisation sur les perceptions internes.


Faut-il porter des bouchons en avion ?

Oui, mais des bouchons filtrants adaptés sont préférables à une isolation totale.


Quand consulter après un vol ?

Si douleur, baisse auditive ou aggravation durable apparaissent, un avis ORL est recommandé.



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